Les Camerounais sont appelés à voter ce dimanche 7 octobre pour l’élection présidentielle. Paul Biya à la tête du pays depuis 36 ans brigue un septième mandat face à sept autres candidats. La journée s’annonce tendue dans les régions à majorité anglophone du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où les sécessionnistes ont promis « la guerre » le jour du scrutin.

Les violences sont toujours quotidiennes dans les régions de l’ouest anglophone. A tel point qu’un défenseur des droits de l’homme admettait samedi soir avoir « perdu le compte des décès ». Certaines zones sont inaccessibles. Selon ce défenseur des droits de l’homme, par exemple, la localité de Kumba, dans le Sud-Ouest, ressemble à une ville fantôme. On y croise essentiellement des camions militaires.

Une personne au moins a été tuée à Buea, il y a trois jours. Au début de la semaine précédente, deux jeunes avaient été tués par des militaires qui leur trouvaient une ressemblance avec des combattants de la république autoproclamée d’Ambazonie. Les défenseurs des droits de l’homme ont également recensé deux décès, dans des conditions similaires, à Ekona, et toujours dans le Sud-Ouest, une source bien informée évoque la mort de sept sécessionnistes avant-hier, vendredi.

Dans l’autre région anglophone, à Ndop près de Bamenda, un jeune séminariste a été tué de trois balles dans la nuque par des soldats ayant débarqué après la messe. C’était il y a trois jours… Lire la suite sur RFI.

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